Liichtmëssdaag (Luxembourg)

Le beau pays de Luxembourg
Fête adossée à la fête celtique d'Imbolc

Au Luxembourg, à la veillée de la Chandeleur, les enfants, armés d’un bâton prolongé d'un lampion, vont toujours chanter de maison en maison. Pour les remercier, les familles visitées leur offrent quelques douceurs ou la pièce. Cet usage est resté populaire au Grand-Duché. Elle rappelait que la charité devait s’exercer envers les plus faibles à la veille du Carême.
 
La tradition voulait qu’au cours de cette "Nuit des fées", les plus pauvres vinrent eux-mêmes se servir dans les foyers, un peu comme des voleurs. La coutume voulait aussi qu’ils s’introduisent par le conduit de la hotte-cheminée des habitations ; la dimension de celle-ci, dans ces régions, le permettait aisément et le lampion offrait l’éclairage indispensable à leur descente au cours de cette nuit à la sortie de l'hiver. Or, le sens de cette tradition, reprise sous une autre forme par les enfants est analogue à celle de la procession des cierges de la Chandeleur : apporter la flamme solaire descendue du ciel dans les maisons pour ses bienfaits et entre autre celui d’avoir pratiqué la charité... certainement. (Voir le billet sur la maison traditionnelle mosellane)

C'était aussi l’occasion pour les villageois de se réunir, de veiller, de parler, de manger la fameuse galette traditionnelle et de boire un peu de vin de Moselle, et aussi de chanter. On sortait pour l’occasion le beau  chandelier, de Känki, pour brûler un cierge béni. 
Au cours de cette soirée, les paysans versaient un peu de cire de ce cierge sur du pain qu’ils donnaient aux animaux domestiques afin qu’ils bénéficaient également de la protection céleste. Dans la tradition celtique, le bétail était la seule richesse du paysan et c’est au nombre d’animaux que l’on estimait la fortune d’un propriétaire et non pas à la superficie de ses terres.

Le bétail en luxembourgeois se dit Véi (prononcer féi). Il est proche du mot anglais fee qui signifie dans un sens premier: commission. En effet dans le monde celtique le règlement d’une dette, par exemple, se réglait en bé