Le pèlerinage, la marche  vers l'eau

Pèlerinages

Pèlerinages
C’est la marche vers l’eau, symbole de la re-naissance de l’homme, le retour à l’essence, à la vérité et à l’union avec Dieu. Ainsi, nombre de pèlerinages sont organisés vers des lieux de dévotions dédiés au culte marial, jadis établis proches d’une source ou d’un endroit en rapport avec l’eau.

Tout pèlerinage, quel que soit la tradition, s’accomplit sur la base d’un principe commun, de l’union du pôle actif, masculin, avec le pôle passif, féminin, station finale de la pérégrination, soit le point de ressourcement ou du retour à l’état originel et du renversement des pôles. Beaucoup de ces manifestations ont lieu un Lundi de Pentecôte. Celles-ci, symbolisent parfaitement la rencontre du feu (l’Esprit-Saint représenté sous la forme d’une flamme) et de l’eau, symbolisée par la Vierge dans la tradition chrétienne. La Vierge Marie est la Médiatrice, celle qui recentre l’homme.

Les druides pratiquaient le culte de l’eau. On retrouve encore ce symbole d’union du feu et de l’eau dans les vieux rites de lancement de roues enflammées à la Saint–Jean. La roue en feu ci devait atteindre une source ou un cours d’eau. Là des femmes et des jeunes filles attendaient son passage.
 
Le pèlerin accomplit à pied une marche de souffrance, d’épreuves et de purification. Il participait ainsi à une réalité sacrée pour accéder au salut. A Marienfloss près de Sierck -les-Bains, probablement un site préchrétien, se rendaient la nuit, pieds nus, d’antiques pèlerins. C’est au cours de la nuit que la lumière se prépare. Marienfloss signifie Ruisseau de Marie. L’explication de ces marches vers l’eau se trouve certainement dans le puits de la philosophie universelle où toute tradition puise la vérité.
 
Pieds est traduit en sanscrit par padas. Il signifie aussi quart, c’est-à-dire le quatrième état de l’homme : en sanscrit l’état le plus incompréhensible : la mort ou le retour au non-manifesté symbolisé par la nuit.
 
 Nicolas Boon – Au Cœur de l’écriture – Dervy­ Livres -1987 :
« Béni celui qui vient au nom du Seigneur ! », chantaient les juifs se rendant en procession de la Fontaine de Silo au Temple, le jour de la fête des Tentes. Le christ, l’Homme-Dieu, Temple, dit « Je suis la voie ». Cette voie qui est vie : Via, Vita. La marche de l’homme devient ainsi comme une danse rituelle et c’est là le sens profond de toute procession, de tout pèlerinage. On comprendra ainsi le sens du célèbre du pèlerinage d’Echternach au Grand-Duché du Luxembourg, au cours duquel les pèlerins pratiquent la danse de « Saint Guy ».
 
Ouvrages consultés :
René Guénon – L’homme et son Devenir selon le Vêdântâ
Nicolas Boon – Au Cœur de l’écriture – Dervy­ Livres – 1987
Charles-André Gilis – La Doctrine initiatique du Pèlerinage.



Tableau du symbole de la journée

Tableau du symbole de la journée selon la métaphysique orientale.